Carton et chiffons

Touche à tout : broderie, patchwork, cartonnage, miniatures, petits bricolages décoratifs, promenades, lectures, tricot

samedi 14 janvier 2017

Racines

Une plage de l'Atlantique après une forte tempête.
Les flots impétueux ont sapé la dune et déraciné les pins.

Et voici le résultat :

Racines

 

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Posté par Moutie à 06:59 - 52 photos en 2017 - Commentaires [22] - Permalien [#]

vendredi 13 janvier 2017

Petits plaisirs d'hiver

Plus je vieillis et plus je déteste l'hiver. Ce n'est pas le froid
que je ne supporte plus, c'est le brouillard, le manque de soleil.
Mais en attendant que je déménage, il va bien falloir faire avec.

Première bonne résolution de l'année : passer plus de temps dans ma cuisine.
M. Moutie ne dira pas non car il aime bien manger.

L'hiver étant la saison des soupes, je vais commencer par mijoter des soupes
originales, avec de bons légumes du marché, si possible.
Je ne suis pas sûre que manger de la soupe fasse grandir mais au moins ça réchauffe.

J'ai testé la crème de pomme de terre et panais à l'ail :

crème pdt et panais

On a bien aimé.
C'est onctueux et le goût de l'ail n'est pas très présent. La recette est ICI.

Seconde soupe : le velouté aux pois cassés.
Quand j'étais petite, ma mère faisait des purées de pois cassés. Et j'avoue
ne pas en avoir gardé un souvenir impérissable...

 J'avais dans mon placard de cuisine un paquet de pois cassés et je ne savais
pas trop quoi en faire. Alors, pourquoi pas une soupe ?

Velouté pois cassés

La couleur qui rappelle celle des uniformes militaires n'est pas super appétissante,
il faut le reconnaître. Mais les épices ajoutent un petit plus pas désagréable.
Pour ceux qui voudraient se laisser tenter, c'est par .

Et une petite dernière : le velouté de chou-fleur au curry et lait de coco.

Velouté chou fleur

J'ai un faible pour le lait de coco et j'ai tendance à en mettre partout.
La recette est .

Bon appétit !

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Posté par Moutie à 08:53 - Cuisine - Commentaires [14] - Permalien [#]

mercredi 11 janvier 2017

Ces extravagantes sœurs Mitford

En 1904, David Mitford épouse Sydney Bowles. Les jeunes époux éprouvent
le même attachement pour les traditions et les valeurs de l'aristocratie anglaise.

Le couple aura 7 enfants : 6 filles et un garçon ( Nancy, Pamela,Thomas,
Diana, Unity, Jessica et Deborah).
Entre temps, à la mort de son père en 1916, David Mitford est devenu lord Redesdale.

La vie de cette aristocratique famille anglaise aurait pu se dérouler
tranquillement, selon les rites et les règles en vigueur à cette époque.

« Ma femme est normale, je suis normal et nos filles sont toutes
plus folles les unes que les autres ! » s'étonnait lord Redesdale,
leur père, au cours des années trente.

Il n'était peut-être pas aussi « normal » qu'il le prétendait mais il faut
reconnaître qu'il avait touché le gros lot avec toutes ces filles !

La plus « nunuche » des sœurs est l'aînée, Nancy. Quand elle rencontre
Hamish Saint-Clair Erskine, c'est son premier grand coup de foudre. Son frère a beau la
  mettre en garde : c'est un bon à rien et il est homosexuel. Nancy refuse de l'écouter.
Il est son fiancé et elle le proclame. Finalement, le mariage n'aura pas lieu.
Jusqu'à la fin de sa vie, alors qu'elle est devenue une romancière à succès,
elle se comporte comme une petite fille amoureuse. Elle aime un dandy mondain
qui lui préfère sa carrière politique. Il l'appelle, elle accourt, il est la flamme qui
 illumine sa vie... Elle a cru qu'il l'épouserait un jour mais il en choisit une autre.

La plus « folle » est incontestablement Unity. Elle a besoin, au sein de cette
famille excentrique de se distinguer encore plus que les autres.
Fascinée par l'Allemagne nazie, elle devient la « groupie » de Hitler.
À la déclaration de guerre, elle se tire une balle dans la tête mais elle se rate.

La sœur que je préfère, c'est Jessica. Très jeune, elle part pour l'Espagne,
s'enthousiasme pour la révolution et se marie sans l'accord de ses parents.
Veuve très jeune, elle émigre aux États-Unis, se remarie avec
un avocat juif et adhère au parti communiste.
Toute sa vie, elle se battra contre l'injustice. Elle milite pour construire
un monde meilleur à côté des faibles et des humiliés. La lutte antiraciste
devient sa première raison d'être. Elle hait la police blanche, adore
les travailleurs noirs et les communistes. Elle hait les châteaux
de son enfance. Jessica est une femme passionnée qui n'a peur
de rien, au contraire, le danger lui donne des ailes.

Seules Pamela et Deborah suivront la voie souhaitée par leurs parents.
Pamela vivra en parfaite gentlewoman farmer avec ses chiens, ses poules
et ses chevaux dans une maison qui a échappé à la modernité.

Au château de Chatsworth où elle finira sa vie, Deborah invitait parfois
la famille royale. La duchesse de Devonshire gérait son château comme
une entreprise. Elle avait compris que, de nos jours, c'est l'argent
et la célébrité qui confèrent le pouvoir et non la classe sociale.

Avec « Ces extravagantes sœurs Mitford », Annick Le FLOC'HMOAN nous propose
une biographie très bien documentée. Je vous la recommande si vous vous
intéressez à l'aristocratie anglaise et aux excentriques dames anglaises.

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Posté par Moutie à 07:10 - Lecture - Commentaires [8] - Permalien [#]

dimanche 8 janvier 2017

Nouveau passe-temps

Mon passe-temps du moment : faire des perles en papier.
Cette activité est peu onéreuse. Tout est bon : papiers d'emballage cadeaux,
papier à musique, vieux livres aux pages jaunies, pages de magazines colorées...

Perles papier ensemble

Je fais des essais et j'enfile mes perles papier avec de vraies perles.

Voici mes premiers colliers :

Perles papier (2)

Un tutoriel vous explique comment faire ICI. C'est vraiment très simple.
À faire seule ou en groupe, avec des petites mains.

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Posté par Moutie à 08:17 - 52 photos en 2017 - Commentaires [22] - Permalien [#]
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samedi 7 janvier 2017

Une petite église troglodyte

Notre-Dame de l'Annonciation à Haute-Isle, dans l'Eure, est une modeste
église creusée dans la falaise qui borde les rives de la Seine.

Quelques marches permettent d'accéder à un petit cimetière et tout au fond,
des fenêtres en plein cintre percées dans la paroi de la falaise
et un clocher couvert d'ardoises qui pointe vers le ciel :

Eglise Haute Isle entrée cimetière

Eglise Haute Isle cimetière

La construction de l'église fut financée en 1670 par un seigneur de la région.

Elle n'attire pas les foules mais quelques jours par an, la porte s'ouvre.
Ce devait être le cas samedi 31 décembre, de 14 h 30 à 17 h.

M. Moutie et moi, sommes arrivés cet après-midi là à 15 h mais déception, la porte
était close. La personne de permanence avait probablement autre chose
de mieux à faire (préparer son réveillon de la Saint-Sylvestre par exemple !).

Bienvenue en France !

Vous aurez donc une vue très partielle de l'intérieur (deux minuscules
ouvertures permettent de se faire une petite idée... )
L'église ne comprend qu'un vaisseau unique dont le plafond est constellé
de fragments de silex et de terre cuite :

Plafond église Haute Isle

Le chœur est fermé par une clôture en bois sculpté :

Intérieur église Haute Isle

Voilà, c'est tout ce que je peux vous montrer de l'intérieur. Dommage !

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Posté par Moutie à 06:48 - Promenades, découvertes - Commentaires [10] - Permalien [#]
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mercredi 4 janvier 2017

Complètement givrée !

Désolée, mes photos du jour ne vont pas vous réchauffer !

Paysage normand
Campagne normande ces jours-ci.

C'est tout de même beau, vous ne trouvez pas ?

Givre1

givre2

Givre3

Qu'il fait bon au coin du feu. Bonne journée !

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Posté par Moutie à 07:37 - Nature - Commentaires [5] - Permalien [#]

dimanche 1 janvier 2017

Liberté

En ce début d'année, je commence une nouvelle série : 52 photos en 2017.
Première semaine et premier thème chez Les bottes rouges : Liberté.

Liberté

Allez hop, enfourchez ce joli vélo rouge et en quelques coups
de pédale vous arriverez à Versailles. Et vous pourrez même continuer
jusqu'à Paris si le cœur vous en dit. C'est ça la liberté !

N'oubliez pas votre bonnet et vos gants car il ne fait pas chaud en région parisienne.

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Posté par Moutie à 08:29 - 52 photos en 2017 - Commentaires [26] - Permalien [#]

samedi 31 décembre 2016

Désirs

« Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix
qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible
en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre
vérité ; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont
eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une
vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de
devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez
toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable
possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans
vos affaires ; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle
en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les
grands idéaux ; et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même.
Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il
est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que
l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce
à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas
de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De
nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une
discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers,
pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il
vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels
que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie,
 la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses
et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention.
Tâchez d'être heureux. »

Trouvé dans une église de Baltimore en 1692. Auteur inconnu.

Si vous avez lu mon message jusqu'au bout, bravo !
Vous méritez que je vous embrasse, oui mais sous le gui, ça porte bonheur :

Gui

Avec une légère avance, je vous souhaite une excellente année 2017 !

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Posté par Moutie à 07:44 - Commentaires [17] - Permalien [#]

jeudi 29 décembre 2016

Giverny en hiver

Claude Monet s'est installé dans le village de Giverny, à 75 km de Paris,
en 1883. Il louait là une maison et un verger, le futur Clos normand.
Plus tard, il a acheté la maison et quelques terrains alentour et
n'a eu de cesse d'y bâtir un royaume dont il gouvernera
despotiquement la nature pour servir son art.
Jusqu'à la fin de sa vie, en 1926, Monet peindra inlassablement
les fleurs de son jardin et les nymphéas de son étang.

Les jardins de Giverny voient défiler chaque année des milliers de visiteurs.
Des Japonais, Russes, Australiens n'hésitent pas à traverser
la planète pour flâner quelques heures seulement dans Giverny.
Le vieil homme aurait-il aimé que la foule se précipite ainsi sur ses terres
et piétine les plates-bandes qu'il avait amoureusement composées ? Pas sûr !

Certains ne viennent qu'une seule fois pour rendre hommage à un peintre
devenu une légende. D'autres y reviennent au gré des saisons, de la lumière.

En hiver, Giverny est un paisible village normand comme beaucoup d'autres.
Le village hiberne et les 500 habitants y vivent tranquillement jusqu'à la fin mars.

Monet veille sur un parking désert :

Monet

Parking Giverny

Il y a bien longtemps que la petite gare n'accueille plus de voyageurs
car il n'y a plus de trains :

Gare Giverny

Une balade dans le village ne manque pourtant pas d'intérêt. Certes, il faut
un peu d'imagination pour remonter le temps.

C'est en 1887 exactement que l'on vit arriver à Giverny les premiers peintres
américains. Les habitants de ce village n'étaient absolument pas préparés à la
venue de tous ces jeunes artistes qui arrivèrent en masse dès que la nouvelle
de la présence de Claude Monet se fût répandue. Le village ne possédait que
quelques cafés et rien ne le destinait à devenir un lieu d'attraction artistique.

Toutefois, quelques habitants tirèrent profit de ce manque total d'équipement
pour recevoir les artistes en créant de lucratifs commerces.
L'hôtel Baudy en est certainement le meilleur exemple : les époux Baudy
 surent transformer leur modeste épicerie-buvette en un centre international
de séjour et de loisir. Des chambres et des ateliers furent aménagés.
 On y dansait le soir en buvant du whisky. Angélina avait appris à faire du thé
 et improvisait de nouvelles recettes de cuisine pour plaire à ses hôtes.

L'hôtel Baudy actuel a conservé son aspect d'autrefois :

Hôtel Baudy

Le premier client de l'hôtel Baudy fut le peintre américain Theodore Robinson.

On lui doit, entre autres, le portrait de Madame Baudy :

Madame Baudy Th

Mary et Frederick Mac Monnies s'installèrent dans un ancien monastère que l'on
surnommait le « MacMonastery » (aujourd'hui Le Moutier). C'était une des plus
belles propriétés de Giverny dont le jardin rivalisait, dit-on, avec celui de Monet :

Le Moutier

Quant au peintre Stanton Young, il choisit, lui, un ancien moulin :

Moulin Chenevières

La maison rose a vu passer bien des peintres :

Maison rose Giverny

Après 1909,la maison est transformée en hôtel-pension de famille
où paraissent écrivains, acteurs, artistes venus de Paris
comme la célèbre danseuse Isadora Duncan.

Et la fameuse maison de Claude Monet me direz-vous ?

La voici côté rue :

Maison Claude Monet rue

Comme vous pouvez le constater, la rue est déserte, aucun touriste devant
la porte d'entrée car la maison et les jardins sont fermés.

La propriété est entourée de hauts murs. Seules quelques trous
dans une haie permettent de risquer un œil indiscret :

Maison Monet jardins1

Maison Monet jardins2

Le vert des volets et des escaliers a été choisi par Monet
en harmonie avec le crépi rose des murs.

En 1890 Monet fit creuser un étang pour y planter les fameux nymphéas.
Pour le remplir, il a fallu détourner un bras de l'Epte, la petite rivière
toute proche. Qu'importe, à cœur vaillant rien d'impossible !

Comme M. Moutie a de longs bras, il a réussi à prendre quelques photos par-dessus
  la clôture. Les grands arbres dressés vers le ciel se reflètent dans l'eau :

Étang Monet2

Les petits ponts de bois dans le style japonais apparaîtront
de nombreuses fois sur les toiles du maître :

Étang Monet1

À la belle saison, une glycine recouvrira celui-ci :

Étang Monet 3

Et l'été prochain, des nymphéas de toutes les couleurs s'épanouiront sur l'étang.
Mais ça, c'est une autre histoire...

Petite anectote :
Claude Monet a une tendre affection pour ses fleurs; tellement que, ne supportant
plus que la poussière du chemin d'en bas, levée par le passage des automobiles,
ternisse l'éclat de ses fleurs, il propose au conseil municipal le 21 avril 1907
une participation de 1 200 francs pour le goudronnage des chemins d'en bas
et d'en haut. La dépense totale s'élève à 2 800 francs.

Pour terminer notre balade, poussons jusqu'à l'église du village :

Eglise Giverny
Église Sainte-Radegonde, Giverny.

Monet repose dans le petit cimetière, au pied de l'église :

Tombe Monet Giverny

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Posté par Moutie à 07:19 - Promenades, découvertes - Commentaires [17] - Permalien [#]
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mardi 27 décembre 2016

L'appel de Dieu

Dieu

Le curé des Andelys, dans l'Eure, a le sens de l'humour.
J'aime, pas vous ?

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Posté par Moutie à 06:46 - Humour - Commentaires [12] - Permalien [#]