Carton et chiffons

Touche à tout : broderie, patchwork, cartonnage, miniatures, petits bricolages décoratifs, promenades, lectures, tricot

mardi 22 juillet 2014

Les petits jardins secrets de Cahors

Une agréable façon de découvrir la cité médiévale de Cahors :
suivre le parcours des jardins secrets. Installés dans la partie
ancienne de la ville et au pied du pont Valentré,
ils valorisent une histoire et un riche patrimoine.

En voici quelques-uns.

Au pied de la Barbacane et de la tour des Pendus, le closelet des croisades :

Barbacane

Les chevaliers croisés rapportèrent de Terre Sainte le goût du raffinement
mais aussi des fleurs et des essences nouvelles que l'on retrouve dans
 ce joli petit jardin : rose de Damas, bananier, prunier, nigelle de Damas...

Closelet des croisades
 Closelet des croisades.

Le jardin du passeur aménagé en 4 terrasses permet de passer 
de la ville haute aux berges du Lot :

Jardin du passeur

Ce jardin contemporain bien intégré dans un environnement médiéval permet
au promeneur de faire une pose en regardant passer les bateaux de promenade.

 Perdons-nous dans la vieille ville, admirons les façades des maisons,
 les ruelles très très étroites :

Façade maison Cahors

Ancien hôpital Cahors
Ancien hôpital de Grossia 1270.

Ruelle Cahors

Au cœur d'un îlot médiéval, un jardin d'inspiration italienne : la cour des Caorsins
fait référence aux banquiers lombards du Moyen-Âge. Les Caorsins étaient de
riches marchands usuriers quercynois connus dans le monde entier.
Cyprès, glycines, murs peints... un charme certain :

Cour Caorsins

Continuons notre balade et arrêtons-nous un instant devant ces belles portes anciennes :

Porte Cahors1

Porte Cahors2

Elles témoignent du riche passé de la ville.

Chemin faisant, nous arrivons devant le jardin de la sorcière et du dragon :

Jardin sorcière et dragon

 Ce jardin fait référence aux sorcières du Moyen-Âge.
La forme noire dessinée au sol symbolise le mal.

Ici poussent des plantes qui entraient dans la fabrication des onguents 
et des potions magiques des sorcières d'autrefois (ail-aux-ours,
verge-des-ménagères, herbe-aux-gueux, gants-de-Notre-Dame...).

Dans la cour de l'Archidiaconé, nous découvrons le courtil des moines :

Courtil des moines

 C'était le potager des moines : 14 plessis de châtaignier et 4 carrés
bordés de buis, dans lesquels les moines cultivaient leurs légumes.
Au centre, un tonneau coupé en deux permettait de récupérer l'eau de pluie.
Au Moyen-Âge, on consommait des orties, des choux palmistes (en forme
de palmier), des soucis, du fenouil, des cardes...
À cette époque, les légumes étaient perçus comme des créatures divines.
L'oreille d'ours, plante non-consommable, protégeait le jardin du mauvais sort.

J'aime beaucoup cette magnifique cour avec ses belles façades :

Cour Archidiaconé

Mais les voitures garées dans ce bel endroit nuisent 
au calme et à la sérénité du lieu, c'est dommage !

 Au chevet de la cathédrale Saint-Étienne, l'herbularium ou jardin des simples :

Herbularium Cahors

Le terme « simple » signifie des « remèdes » obtenus à partir d'une herbe,
en opposition aux remèdes composés des apothicaires.

En tout, 25 jardins secrets entretenus selon la charte éco-responsable
(pas d'engrais chimiques, paillage du sol, taille douce, arrosages réduits...)
et récompensés par l'attribution du label « Jardin Remarquable ».

J'espère que ces quelques jardins vous ont donné envie
de découvrir les autres, si vous passez par Cahors cet été.

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samedi 19 juillet 2014

Une carte postale de vacances

Un monument emblématique de la ville de Cahors : le pont Valentré.

Pont Valentré1

Un pont fortifié du XIVe siècle qui enjambe le Lot. Un magnifique pont
classé au patrimoine mondial par l'Unesco.

Pont Valentré2

 

Pont Valentré3

 Un architecte inconnu mais une légende tenace.

La première pierre fut posée en 1308. En 1345, le tablier est terminé
mais les tours ne sont vraisemblablement achevées qu'en 1380,
en pleine guerre de Cent Ans.
Le pont a été restauré dans les années 1870 et c'est à ce moment là que
 fut sculpté un petit diable sur la tour centrale (un clin d'œil à la légende
affirmant que le diable aurait apporté son concours à l'architecte).

Pont Valentré diable

Le Lot vu du pont :

Pont Valentré le Lot

Pont Valentré le Lot2

Bons baisers de Cahors !

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mercredi 16 juillet 2014

Des feuilles, de l'imagination et beaucoup d'habileté

Tang Chiew Ling est une artiste qui vit en Malaisie. Avec de simples
feuilles, elle crée des petits tableaux pleins de poésie :

Tang ChiewLing

Susanna Bauer, elle, vit au Royaume-Uni.
Elle tisse, brode de vraies feuilles d'arbres :

Susanna Bauer-2

L'Américaine Hillary Fayle brode elle aussi ce matériau très fragile
avec beaucoup de dextérité :

hillary-fayle-13

Impossible bien sûr de ne pas évoquer l'artiste espagnol Lorenzo Duran :

Lorenzo Duran

Je vous en ai déjà parlé mais je ne m'en lasse pas.

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lundi 14 juillet 2014

Fête Nat

Grande course d'escargots organisée à l'occasion du 14 juillet.

Sélection des champions :

Course escargots 1

Remise des maillots :

Course escargots 2

Sur la ligne de départ :

Course escargots 3

Accrochage à mi-parcours :

Course escargots 4

Le vainqueur de la course :

Course_escargots_vainqueur

 La douche après l'effort :

Course_escargots_douche

Amis des escargots rassurez-vous, aucun animal n'a été maltraité.
Après la course, ils ont été relachés dans la nature loin de mon potager
(en fait, 3 potirons et 3 pieds de tomate malingres...) 

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jeudi 10 juillet 2014

Purée à l'ail et à l'huile d'olive

 Une purée de pommes de terre, ce n'est pas bien sorcier.
Même la plus nulle des cuisinières sait faire, n'est-ce pas ?

Mais, avez-vous essayé la purée à l'ail et à l'huile d'olive ? C'est tout aussi 
facile à faire que la purée classique mais beaucoup plus original.

En ce moment, on trouve de l'ail frais sur les marchés, il faut en profiter.

Ail nouveau

Purée ail et huile olive

La météo n'étant pas très optimiste en ce moment (même dans le Sud), un peu 
de soleil dans notre cuisine, c'est bon pour les papilles et pour le moral.

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mercredi 9 juillet 2014

Une femme admirable : Elisabeth Eidenbenz

Elisabeth Eidenbenz est née en Suisse en 1913. Fille d'un pasteur, elle fut tout 
d'abord institutrice et membre d'une association d'aide aux enfants en guerre.
En 1937, âgée de 24 ans, elle part en Espagne afin d'aider les familles
victimes de la guerre civile espagnole (à Madrid puis à Valence). En 1939,
les réfugiés espagnols arrivent en France par milliers. On les parque dans des
camps précaires sur les plages du Roussillon (Argelès-sur-mer, Saint-Cyprien,
Rivesaltes...). Les mères accouchent dans des conditions effroyables,
la mortalité des bébés est très élevée.

Émue par le sort de ces femmes enceintes et de ces jeunes mères, Elisabeth
Eidenbenz décide alors de fonder une maternité pour les accueillir.
Il lui faut un local : le château d'en Bardou, à Elne, fera l'affaire. La bâtisse
est à l'abandon, la toiture est en partie effondrée, la végétation a tout envahi.
Grâce aux réfugiés hébergés à Saint-Cyprien (à 10 km d'Elne) et aux fonds
provenant de Suisse, les travaux essentiels seront faits et la Maternité 
va ouvrir ses portes le 7 septembre 1939.

Aujourd'hui, la Maternité d'Elne se visite.
Le bâtiment a été très restauré et la partie centrale est récente :

Maternité Elne1    

Maternité Elne2   

À l'intérieur, peu d'éléments d'époque.

L'escalier avec sa rambarde rouillée :

Escalier maternité Elne

Une cheminée et quelques sols d'origine :

Cheminée sol maternité Elne  

Une porte avec son beau vitrail :

Porte maternité Elne

La verrière pour accéder aux terrasses, bien utiles pour faire sécher les légumes :

Verrière maternité Elne   

Selon les périodes, 80 à 100 personnes vivront jour et nuit à la Maternité.
Un grand potager et des vergers permettront d'assurer une alimentation
 régulière et diversifiée. Le 8 février 1943, Elisabeth écrivait :
« Ces femmes sont en général mal nourries, sous-alimentées et très fatiguées. Grâce
à un magnifique envoi de la maison Sandoz à Bâle, nous pouvons donner du calcium
à toutes les femmes enceintes... Elles étaient très émues de se voir dans un endroit
propre, devant des plats pleins et entourées d'une atmosphère de sympathie... »
Chaque pièce du bâtiment porte le nom d'une ville d'Espagne, permettant aux
femmes déracinées de se souvenir d'une région de leur pays.

Pour fonctionner, la Maternité suisse d'Elne dut s'associer à la Croix-Rouge. 
Et qui dit Croix-Rouge, dit politique de neutralité.

597 enfants vont naître à Elne. 
C'est très émouvant de voir la liste de tous ces enfants qui ont échappé 
à une mort certaine grâce au courage d'une femme :

Liste enfants Maternité Elne1

 

Liste enfants Maternité Elne 2

Elisabeth alla jusqu'à braver les interdits pour sauver les mamans juives
et leurs enfants, les cachant ou les déclarant avec des prénoms espagnols.

En 1944, face à l'intensification de la guerre, la Gestapo réquisitionne le château.
Le 9 avril 1944, la Maternité suisse d'Elne est fermée.
Elisabeth rentra en Suisse en 1945. Son contrat ne fut pas renouvelé sous le motif
d'« incompétence ». Elle payait sa désobéissance aux consignes de la Croix-Rouge.

Aujourd'hui, la Maternité d'Elne est devenue un lieu de mémoire.
Les photos exposées racontent l'histoire peu connue de cette femme
admirable secondée par des infirmières dévouées et l'histoire de ces
centaines d'enfants qui ont échappé à la mort.

En calèche Maternité Elne 

Berceaux maternité Elne  

Vous pouvez voir d'autres photos ICI.

Et vous pourrez approfondir le sujet avec ce livre :

Femmes en exil

Elisabeth Eidenbenz fut reconnue « Juste parmi les nations » en 2002. C'est
 la plus haute distinction honorifique délivrée par l'État d'Israël à des civils.
Elle est décédée le 23 mai 2011.

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lundi 7 juillet 2014

Nos amis les chiens

Seriez-vous prête à tout pour le bien-être de votre gentil toutou ?

Une séance de  coiffure au Beau Poil :

Beau poil    

et même de haute-coiffure au Chien Chic :

Chien chic

Des cours à domicile avec La Truffe Tranquille :

La truffe tranquille    

Et pourquoi pas des massages (parce qu'il le vaut bien !)?

Massage canin

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dimanche 6 juillet 2014

Souriez, c'est l'été !

On flâne au hasard des rues, on se détend, c'est l'été.
Mais parfois, on s'étonne.

Bizarrerie1

Les employés municipaux qui font des travaux dans la rue n'ayant
pas réussi à se mettre d'accord entre eux, il est donc
préférable de marcher au milieu de la chaussée.

Au Mont-Dore, que font les postiers ?

Bizarrerie2   

 

Bizarrerie 3 

Trop fort ce marchand !

Un pharmacien qui avait un nom prédestiné :

Bizarrerie4

Une pendule étrange vue dans la villa Arnaga à Cambo-les-Bains :

Pendule villa Arnaga  

 Grâce à cette pendule à 14 chiffres, Edmond Rostand se débarrassait, dit-on,
des visiteurs pique-assiettes qui s'attardaient un peu trop longtemps chez lui.
Quand la pendule sonnait 2 heures, il n'était, en fait, que midi. 
Cette pendule est signée par le grand-père de Boris Vian qui en était le fabricant.
D'où l'expression « chercher midi à quatorze heures ».

Sous le soleil ou sous la pluie, souriez, c'est l'été !

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vendredi 4 juillet 2014

Katherine Pancol : le retour

Quatre années après sa précédente trilogie, Katherine PANCOL revient.

Souvenez-vous, il y a eu Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente
des tortues 
et Les écureuils de Central Park...
J'avais aimé le premier, beaucoup moins le second et baillé d'ennui au troisième.

Cet été, Katherine PANCOL sévit à nouveau avec Muchachas (1, 2 et 3).
Trois bouquins d'un coup (à 20 euros chacun), pas mal non ?

Muchachas

Pas question, avais-je pensé tout d'abord, que je retombe
dans cette nouvelle trilogie. Et puis, en passant à la bibliothèque,
je tombe nez à nez avec Muchachas. Je me suis laissée faire.

Très surprise, je retrouve les mêmes personnages que précédemment
(Hortense, Joséphine, Gary...). Serait-ce une suite, à New-York cette fois-ci ?
Au bout de soixante pages, changement de lieu (chez les ferrailleurs, en Bourgogne)
et de nouvelles héroïnes (Stella et sa mère Léonie) qui arrivent comme un cheveu
sur la soupe avec une histoire de viol, de femme battue, bref la totale !

Il faut attendre les dernières pages du bouquin pour comprendre le rapport
entre tous les personnages. C'est complètement farfelu
et j'ai eu bien du mal à gober cette histoire.

Bref, à mon avis, vous pouvez vous abstenir de lire Muchachas
Moi je dis ça suffit, restons-en là !

Posté par Moutie à 08:16 - Lecture - Commentaires [5] - Permalien [#]

jeudi 3 juillet 2014

Un kilomètre à pied, ça use, ça use...

Vous avez vos chaussures de marche, votre bouteille d'eau
et votre petite laine ? Alors, on part à l'assaut du Puy de Sancy :

Puy Sancy

 Nous allons prendre le téléphérique pour monter mais nous
redescendrons à pied pour faire marcher nos gambettes.

Puy Sancy téléphérique

Le Puy de Sancy est le plus haut sommet du Massif Central.

Grâce au téléphérique, nous montons à 1 780 m d'altitude en 4 minutes.
Une fois là-haut, il nous reste encore 860 marches à gravir sur un escalier
de bois pour atteindre le toit de l'Auvergne à 1 886 m :

Sancy escalier1

La température est fraîche et quelques plaques de neige subsistent encore.

Encore un petit effort et nous arrivons au sommet :

Sancy escalier2

Le Puy de Sancy reste, malgré son air de montagne, un véritable volcan.
Au sommet, il n'y a plus de cratère car son volcanisme est ancien (600 000 ans).
Il a subi de nombreuses périodes d'érosion glaciaire. Le paysage d'aiguilles 
et de roches empilées observables aujourd'hui en est le résultat :

Puy Sancy vue1 

Le volcan a cessé toute activité il y a 220 000 ans. Des sources chargées
en fer et autres minéraux remontant à la surface chargées de gaz
sont à l'origine de l'activité thermale (La Bourboule, Mont-Dore...).

Là-haut, le panorama est grandiose. Encore un lac de cratère , le lac Chauvet :

Puy Sancy vue2 

Pour redescendre jusqu'au parking du téléphérique, nous allons emprunter le GR4E :
4 km, environ un heure de marche. Le parcours est bien balisé. Sur la fin, des pierres 
qui roulent sous les pieds rendent la marche un peu plus difficile.

Nous n'allons pas nous presser, il y a plein de choses à regarder.

Les pentes sont couvertes de jonquilles :

Jonquilles

d'anémones :

Anémones 

Les gentianes ne sont pas encore fleuries mais il y a bien d'autres fleurs 
adaptées au climat rude et à l'altitude :

Feuilles gentiane  

Fleurs jaunes

Trèfle rose

Un joli spectacle : un chamois gambadant dans les myrtilliers.

Chamois

Lors de notre descente (à exactement 1 366 m d'altitude), sur le flanc nord 
du Sancy, nous allons rencontrer deux minuscules ruisseaux, la Dore et la Dogne.
Ils sont à l'origne de la Dordogne. Rien de spectaculaire à photographier.

Au Mont-Dore, la Dordogne est un torrent :

Dordogne Mont-Dore

J'espère que vous avez aimé la balade. Merci de m'avoir accompagnée.

Posté par Moutie à 07:20 - Promenades, découvertes - Commentaires [7] - Permalien [#]
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