Carton et chiffons

Touche à tout : broderie, patchwork, cartonnage, miniatures, petits bricolages décoratifs, promenades, lectures, tricot

samedi 30 avril 2016

Attention les dents !

Thème de la semaine chez Les bottes rouges : macro.

Voici une jolie fève trouvée en début d'année, dans une galette des Rois :

Fève

Je soupçonne certains boulangers-pâtissiers d'avoir des copains dentistes.
Attention, si vous croquez à pleines dents dans votre galette, vos dents vont
en prendre un coup si vous tombez sur une telle fève !

Posté par Moutie à 08:42 - 52 photos en 2016 - Commentaires [6] - Permalien [#]

samedi 23 avril 2016

Alignement

Alignement

Que tu as de longues jambes mon enfant !

Jeudi dernier, Grand Nain fêtait ses 18 printemps mais les médias n'en ont
 pas parlé car, le 21 avril, c'est aussi l'anniversaire de la Queen Elisabeth.
Il n'y en a eu que pour elle.

Posté par Moutie à 07:51 - 52 photos en 2016 - Commentaires [17] - Permalien [#]

samedi 16 avril 2016

300 ans et toujours en activité !

Le plus vieux bureau de tabac parisien À la Civette, va fêter cette année
ses 300 ans. Il est situé au 157 rue Saint-Honoré, dans le quartier du Palais royal.

Réputée pour la qualité de ses cigares, la maison eut très vite des clients célèbres.
On peut citer Robespierre, Bonaparte, Clemenceau et la fameuse Colette entre autres.

« Le cigare engourdit le chagrin et remplit les heures solitaires d'un million
de choses agréables. » (Colette)

Aujourd'hui encore, il possède une cave à cigares des plus fameuses.
On le repère facilement grâce à sa très belle enseigne :

La Civette

Pourquoi ce nom de civette ?

La civette est un petit mammifère carnivore dont les glandes anales secrètent
une substance jaunâtre nauséabonde qui lui permet de marquer son territoire.
 L'arôme du cigare est renforcé au contact de cette sécrétion (étonnant !).

De nombreux bureaux de tabac en France portent le nom de Civette.

Posté par Moutie à 07:42 - 52 photos en 2016 - Commentaires [22] - Permalien [#]

mercredi 13 avril 2016

Ma robe de pensionnaire

Une robe d'hiver grise de forme trapèze, avec des parements contrastants.
Pas très sexy, je vous l'accorde, mais le confort avant tout.

Robe grise


Seul petit problème technique : les poches passepoilées.
Je suis assez contente de moi, je les ai plutôt bien réussies.

Poche passepoilée

Le tissu gris : un cadeau de Denise.
Le tissu à carreaux : un reste de tissu puisé dans mes réserves.
Le patron : un modèle de la revue Fait main (mai 2013) légèrement
modifié niveau encolure (je le trouvais trop décolleté).

Modèle Fait main

 

Posté par Moutie à 07:57 - Couture, patchwork - Commentaires [8] - Permalien [#]

samedi 9 avril 2016

J'aime pas

Les vieilles tapisseries à l'ancienne dans le genre de celle-ci :

Tapisserie ancienne

C'est un souvenir familial alors ça me fait mal au cœur de la jeter.
Je sais que Grand-Mamie a passé beaucoup d'heures pour aligner
tous ces points mais que puis-je en faire ?

J'en ai déjà une autre qui dort dans une valise...

Posté par Moutie à 08:14 - 52 photos en 2016 - Commentaires [31] - Permalien [#]

jeudi 7 avril 2016

Le prestige de l'uniforme

Dimanche dernier, à l'occasion des Journées européennes
des métiers d'art, M. Moutie et moi-même, sommes allés visiter
les ateliers de la Garde républicaine à Paris.

La Garde républicaine de Paris a été créée en 1848. Au quotidien, les cavaliers
assurent la garde d'honneur et la protection de l'Élysée et du Sénat.
Ils effectuent des missions de surveillance du territoire et de sécurité publique.
Ils accueillent, en grande pompe, les chefs d'état étrangers.

Les gardes républicains appartiennent à la gendarmerie. Motorisés
ou à cheval, ils se font particulièrement remarquer lors du défilé du 14 juillet sur
  les Champs-Élysées. À voir ICI si vous êtes sensibles au prestige de l'uniforme.

C'est à la caserne Vérines, place de la République, que se trouvent les ateliers
de sellerie, de restauration de sabres, de shakos, de casques.
Un véritable savoir faire artisanal.

Caserne Vérines

Casern Vérines cour
Cour intérieure de la caserne.

Un cavalier peut rester sur son cheval pendant de très longues heures,
il lui faut donc une selle confortable avec des finitions parfaites.
On nous a montré les différentes étapes de la fabrication, les cuirs utilisés...

Selle garde républicain

Le garde républicain ne ne déplace jamais sans son sabre : une arme encombrante
qui s'abîme facilement et qui demande des restaurations constantes.
L'armurier ne manque pas de travail.

Sabres

Les coiffures du garde républicain : le shako et le casque de parade.
La fabrication ou la restauration de ces deux couvre-chefs
demande des connaissances artisanales très particulières.

Le shako est en forme de cône tronqué avec une visière. Il est surmonté
d'un plumet rouge amovible permettant de ranger plus facilement sa coiffure.
Autrefois, la forme de base était en carton mais, si le cavalier était resté
très longtemps sous la pluie, il pouvait jeter son shako à la poubelle en
 rentrant à la caserne. On utilise maintenant une base plus résistante.

shako 1

Selon le grade de la personne qui le porte, la largeur et la couleur des galons varient :

Skakos 2

Un vrai casse-tête chinois pour assembler tous les morceaux :

Différentes pièces du shko

Pièce maîtresse de l'uniforme du garde républicain : le casque de parade.
Le casque proprement dit avec le masque de Méduse (dans la mythologie
grecque son visage avait le pouvoir de pétrifier tout mortel qui le regardait) :

Casques1

Masque de Méduse :

Méduse

À partir du casque de base, il faut environ quarante heures de travail
pour fixer tous les accessoires : mentonnière, plumet, queue de cheval...

Le plumet est réalisé à partir de véritables plumes d'oiseaux. La couleur
et la qualité des plumes dépendent du grade :

Plumet

Quant à la crinière du casque, elle protège la nuque du cavalier. Elle est
en vrai crin de cheval et on la coud, à la main, sur une lanière de cuir,
 Cette lanière est ensuite fixée sur le casque par 2 vis.

Casque

Si j'ai bien retenu les explications, les musiciens, eux, ont un casque à crinière rouge.

Casque crinière rouge

Casque rutilant, sabre, culotte blanche pour les cavaliers, chevaux pomponnés...
Pas étonnant que les gardes républicains impressionnent lors des défilés.

Posté par Moutie à 07:56 - Promenades, découvertes - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 3 avril 2016

Les employés du métro parisien ne manquent pas d'humour

Vendredi dernier 1er avril, les employés de la RATP ont fait
parler d'eux... en bien. Une fois n'est pas coutume !
Treize stations ont été rebaptisées pour le plus grand bonheur des usagers.

Sur la ligne 2, la station  « Monceau » est devenue « Ma pelle » :

Ma pelle

Ligne 2 toujours, la station « Alexandre Dumas » est devenue « Les trois Mousquetaires » :

Station les 3 Mousquetaires

Sur la ligne 3, la station « Parmentier » est devenue « Pomme de terre » :

Station p de terre

Quant à la station « Anvers », sur la ligne 13, elle est tombée cul par dessus tête :

Station Anvers

Certains touristes ont probablement eu du mal à se repérer
dans le métro parisien vendredi dernier.

Si vous voulez voir les autres stations débaptisées, cliquez ICI.

Bravo la RATP, vous devriez nous faire sourire plus souvent !

Posté par Moutie à 06:34 - Humour - Commentaires [8] - Permalien [#]

samedi 2 avril 2016

Dans la forêt de Montmorency

Pour illustrer le thème de cette semaine chez Les bottes rouges : en forêt,
nous allons prendre l'air dans la forêt de Montmorency.

Cette vaste châtaigneraie est située à une vingtaine de kilomètres au nord
de Paris. Au cœur de cette forêt, des étangs et le château de la Chasse :

Château Chasse1

Ce relais de chasse appartenait autrefois aux seigneurs de Montmorency.
Cette bâtisse carrée flanquée de 4 tours tronquées en biseau a vu passer des
 personnages illustres : Louis XI, François 1er, le tsar Alexandre 1er de Russie...

Château Chasse2

Le château ne se visite pas mais c'est un but de promenade très agréable.
À faire de préférence en automne, surtout si on aime les châtaignes.

Posté par Moutie à 07:23 - 52 photos en 2016 - Commentaires [13] - Permalien [#]

mercredi 30 mars 2016

Un gros coup de cœur

J'ai découvert par hasard Simone Pheulpin. Cette artiste réalise des merveilles
avec un matériau ordinaire : du tissu écru qu'elle découpe en bandes.

Depuis 30 ans, elle plie ces bandes, les enroule, les façonne à son idée
et les maintient de façon invisible avec des épingles pour en faire
des sculptures textiles uniques d'une saisissante beauté :

Ensemble 1
Ensemble 1.

Si vous ne la connaissez pas, je vous recommande cette vidéo
ou bien encore celle-ci.

Posté par Moutie à 08:33 - Couture, patchwork - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

lundi 28 mars 2016

Souvenirs de l'Expo universelle de 1878

En 1878, l'Exposition universelle se tient à Paris sur l'esplanade du
Champ-de-Mars (la tour Eiffel n'existe pas encore) et la colline de Chaillot.
Un vrai succès : 36 nations, 53 000 exposants et 16 millions de visiteurs.

La Grande-Bretagne y occupe une place prépondérante :
 le quart de la section réservée aux nations étrangères
et elle présente 5 pavillons dont celui des Indes.

Conçu par l'architecte Caspar Prudon Clarke, le pavillon des Indes se déploie
sur 50 m de long. Il sert de vitrine aux collections personnelles du Prince
de Galles (le futur Édouard VII) : harnais brodés, étoffes, bijoux, armes...
Petit bémol : Sir Clarke est anglais et n'a jamais mis les pieds en Inde !

À l'issue de l'exposition, le pavillon est démantelé avant d'être remonté en
plusieurs sections : une partie est installée à Saint-Malo mais elle ne
résistera pas aux embruns et aux tempêtes, une seconde partie est
acquise par le prince Stirbey et installée dans le parc de Bécon à Courbevoie
pour servir d'atelier à sa belle-fille peintre, George-Achille Fould-Stirbey.

Ce pavillon des Indes devient la propriété de la ville de Courbevoie en 1951.
Très endommagé, il a fallu deux années pour lui redonner toute sa splendeur.

Place aux photos :

Pavillon Indes Courbevoie

Le pavillon des Indes, exposé en 1878 est un bâtiment en bois rouge sombre.
Ses gros bulbes dorés à la feuille d'or qui font plutôt penser à ceux
d'une église orthodoxe ne sont pas les bulbes d'origine :

Pavillon Indes coupoles

Pavillon Indes détail

Lors de son remontage à Courbevoie (vers 1880), il a été adossé
à un bâtiment en briques qui comprend une large verrière.
C'était l'atelier de George-Achille Fould (oui, c'était une dame !).

Pavillon Indes1

 

Pavillon Indes verrière

Aujourd'hui, ce lieu a retrouvé sa vocation d'atelier d'artiste. Il accueille tous
les 18 mois un jeune scuplteur en résidence, récemment diplômé
de l'École des beaux-arts de Paris, en souvenir du sculpteur
Jean-Baptiste Carpeaux (décédé à Courbevoie en 1875).

Pavillon Indes2

Pour la visite de l'intérieur, suivez le guide !

Lors de l'Exposition universelle de 1878, les visiteurs ne pénétraient pas
 à l'intérieur du pavillon des Indes, ils se contentaient d'admirer les vitrines.
L'intérieur du pavillon a donc été aménagé et meublé lors de son remontage
à Courbevoie, en 1880. Cette visite nous permet d'admirer les boiseries,
les plafonds, quelques jolis petits meubles de style japonisant
et un beau travail de marqueterie :

Plafond aux bleuets
Plafond aux bleuets récemment restauré.

Plafond marqueterie
Autre plafond en marqueterie.

Les boiseries intérieures sont très sombres :

Pavillon Indes intérieur

Pavillon Indes meubles

Pour visiter le pavillon des Indes, il faut réserver au musée Roybet-Fould.
La visite est guidée et gratuite.

Le musée Roybet-Fould, situé également dans le parc de Bécon, à Courbevoie
est l'ancienne villa-atelier de la seconde belle-fille du prince Stirbey.
Consuelo Fould-Stirbey était, elle aussi, une artiste peintre.

Ce musée est en fait l'ancien pavillon de la Suède et de la Norvège
fabriqué lui aussi pour l'Exposition universelle de 1878 :

Musée Roybet Fould 1

Cette construction en pin rouge évoque l'architecture traditionnelle scandinave.

Musée Roybet Fould 3

Musée Roybet Fould 2

Un bâtiment écologique avant l'heure : les ornementations de la façade
sont faites de sciure de bois agglomérée avec de la résine :

Musée Roybet Fould décor extérieur

Un coup d'œil à l'intérieur du musée :

Musée Roybet Fould intérieur

On peut voir dans cette salle le portrait du prince Stirbey par sa belle-fille
George-Achille Fould et George-Achille elle-même représentée en japonaise.

Une agréable balade dépaysante pour oublier la grisaille parisienne actuelle.

Posté par Moutie à 08:19 - Promenades, découvertes - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,