Carton et chiffons

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mercredi 8 juillet 2015

Mes découvertes au cours du Festival du lin

Dans l'église de Saint-Pierre-Le-Viger, les suspensions d'Hélène Caperna,
formes abstraites énigmatiques, surprennent. Ces sculptures légères faites
de rotin et de matériaux fragiles flottent au moindre souffle :

Suspension H

Les suspensions d'Hélène Caperna se marrient très bien avec les réalisations textiles
monumentales de Lili Bel : un tissage de fils de lin tendus sur une structure en bois.

Lili Bel

 

Suspensions H

Voici une maquette permettant de visualiser l'œuvre textile de Lili Bel
en entier (le portail de l'église donne une idée de l'échelle) :

Maquette Lili Bel

C'est un travail éphémère, un dialogue avec le lieu investi (ici, une église).

Autre lieu, autre artiste : Nadine Richard. Inspirée et passionnée par les tissus
et les couleurs, cette artiste parisienne a expérimenté pendant une année,
pour le Festival du lin, un matériau brut et rustique : la filasse de lin. 

« Toute ma démarche, dit Nadine Richard, consiste à utiliser cette fibre
pour élaborer une pièce délicate. Pour cela, je dompte la filasse de lin
en lui imprimant un mouvement subtil fait de boucles et de spirales,
de nattes et d'arabesques. De plus, mes œuvres sont, le plus souvent,
en 3 dimensions et deviennent de véritables sculptures où le grillage,
en donnant du volume, trouve toute sa place. »

Nadine Richard1

Nadine Richard2

« Pour parachever mon travail, j'introduis dans mes pièces des rubans d'organza,
des fils de couleur, des perles et autres objets qui donnent à la filasse de lin 
une certaine noblesse, une vraie légèreté et un brin de fantaisie. »

Nadine Richard3

Connaissez-vous le pojagi ? Moi je n'avais jamais entendu parler de cette
technique. Le pojagi est une sorte de patchwork aux coutures visibles,
plus ou moins transparent selon les tissus utilisés (lin, soie, coton...).
Apparu pour la première fois en Corée, au XIIe siècle, lors de
cérémonies boudhistes, il avait aussi des usages différents selon
le rang : dans la noblesse, il servait à envelopper des vetements
précieux tandis que pour le peuple, il protégeait la nourriture 
des insectes ou la conservait au chaud.
Maryse Allard est une artiste qui travaille le lin très fin, la soie...
Elle réalise des œuvres transparentes d'une grande délicatesse
aussi belles à l'endroit qu'à l'envers :

Maryse Allard1

Maryse Allard2

La plume est en boutis.

Maryse Allard3

Il y avait, bien évidemment, un salon où 80 exposants proposaient
à la vente tissus, laine, matériel de couture et autres tentations...
Rien acheté, mes placards débordent, il est temps d'être raisonnable !
Par contre, j'ai découvert un joli stand que je ne connaissais pas et que
 je n'avais encore jamais vu sur un salon : il s'agit de l'Atelier la Poupée.
En cherchant sur Internet, j'ai retrouvé l'univers poétique de cette
créatrice. J'aime tout particulièrement ses boîtes anciennes :

Boite Atelier la Poupée

Un peu de feutrine, quelques points de broderie, de vieux papiers...
tout un univers. Une petite visite s'impose , c'est ICI.

Posté par Moutie à 07:58 - Promenades, découvertes - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    Merci pour ce beau reportage!

    Posté par Noëlle, mercredi 8 juillet 2015 à 08:50
  • Jolie balade et merci pour la découverte du pojagi, je ne connaissais pas du tout.

    Posté par ChonchonAelezig, mercredi 8 juillet 2015 à 10:55
  • Tu nous en apprends tous les jours
    Il me semble que tu avais déjà parlé une fois de pojagi

    Posté par Lotus, mercredi 8 juillet 2015 à 16:55

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