Les grandes familles provençales (suite)
Continuons notre balade dans les rues d'Avignon
à la découverte des grandes familles provençales
et de leurs demeures.
Arrêtons-nous maintenant devant la maison de Fogasses
située 37-39 rue des Fourbisseurs :
En 1501, la demeure est achetée par le Seigneur Gabriel de Fogasses.
Elle va rester dans cette même famille jusqu'en 1795.
Au XIXe siècle, on y adjoint un jardin de plus de 600 m².
Actuellement, c'est une maison d'hôtes et un restaurant.
Un peu plus loin, sur la place Aubanel, nous arrivons
devant l'hôtel Forbin de la Barben :
Ce bel immeuble a été donné par le grand collectionneur Marcel Puech
à la fondation Calvet.
Conçu en 1724 par l'architecte Jean-Baptiste Franque.
La famille Forbin, issue d'un pelletier de Langres, s'est enrichie
dans le commerce maritime.
Cette demeure a vu passer bien du monde, en particulier la belle
Pauline Borghèse (la sœur préférée de Napoléon) qui venait retrouver son
amoureux à Avignon : Louis-Nicolas-Philippe-Auguste, le chambellan de son frère.
Excédé par ces amours tumultueuses, Napoléon sépara les tourtereaux
en 1807, envoyant le bel Auguste au Portugal servir dans l'armée.
Auguste de Forbin devint par la suite peintre et poète.
Il fut nommé Directeur du Louvre en 1816.
Arrêtons-nous un instant rue Aubanel pour parler d'une autre
grande famille provençale.
Sept générations d'imprimeurs et d'éditeurs à Avignon !
C'est l'une des plus anciennes maisons d'édition et d'imprimerie
françaises (des publications remontent à 1744).
Théodore Aubanel (1829-1886) fut imprimeur et poète
en langue provençale.
Dirigeons-nous maintenant vers la rue Dorée.
Nous passons devant une très belle porte d'entrée :
Le premier ministre de Jacques II Stuart logea dans
cette maison pendant plusieurs mois.
Nous arrivons devant l'hôtel de Sade (au n° 5). Il fut au XIVe siècle
puis à nouveau au XVIIIe siècle, propriété de la famille de Sade.
Celle-ci avait fait fortune en vendant des cordes de chanvre et
possédait plusieurs maisons dans cette rue.
Abusivement restauré au XIXe et XXe siècles, il abrite
divers services municipaux.
La visite s'achève au bout de deux heures. Magali n'a pas encore
épuisé son sujet mais la petite troupe commence à traîner les pieds...
Et puis, il faut bien en garder pour une autre fois !




